Samedi 21 novembre 2009
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15:33
Bagombo
Bagombo, Bagombo
Tu naquis en Afrique sous le meurtre et la trique
Orphelin, quand tu vins
Chez ta cousine Hortense qui habitait la France
Quelle chance !
Tu grandis sans faire d’histoire
Bien entouré de tous les tiens
Qui luttaient pour qu’ta mémoire et ton chagrin
Pèsent moins lourd au quotidien
Tu mis les pieds sur un ring
Du baume au cœur dans tes swing
Des mirages dans les mirettes des boxeurs
Qui s’écroulaient dans la sueur
Bagombo, Bagombo
Tu les fous au tapis et le reste tu t’en fous
Par KO, Bagombo
Jusqu’au jour où ton heure de gloire
Jaillira haut !!!
« Qui c’est ce champion, ce héros ?
Bagombo !
Qui c’est qu’a gagné par KO ?
Bagombo !
Qui c’est qu’on voit sur la photo ?
Bagombo ! Oh ! Bagombo !
Mais quand tu signes avec le fric
Faut pas s’attendre à d’la logique
Et Bagombo fut vite mis sur la touche
Tant ses poings rageurs faisaient mouche
« Bagombo faut te coucher
Savoir perdre rend populaire
C’est ta dernière chance et elle t’est donnée
Par le conseil des actionnaires… »
Bagombo, Bagombo
Tu te fous de la vie car la vie te rend fou
Par KO, Bagombo
Jusqu’au jour où tes pairs te conduisent en enfer…
« des plaintes pleuvent contre Bagombo
Trafic, le fisc, truqueur, proxo
Le champion Bagombo serré par les perdreaux
Ce matin tôt…
Qui c’est qui fait la une des journaux ?
Bagombo !
Qui c’est qu’est derrière les barreaux ?
Bagombo !
Qui c’est qu’a un numéro dans l’dos ?
Bagombo ! Oh ! Bagombo !
Et puis le temps fila soudain
Très loin des rings comme en errance
Une fois dehors t’as retrouvé cousine Hortense
Et tous les choeurs de tes cousins
« Bagombo, nous on le sait
T’avais la force, le punch sacré
Tu bougeais bien, t’avais la foudre au bout des poings
T’es notre champion de cousin ! »
Bagombo, Bagombo
Tu revins en Afrique où tous les tortionnaires
Du passé, ont tué
Tes parents, sœurs et frères pour renflouer les
Actionnaires.
Aldo Campo ©
Par A. Campo
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Publié dans : Chansons originales
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